Comment prévenir les troubles musculo-squelettiques en paysage ?

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentaient la première source de maladies professionnelles en 2017*. Le secteur du BTP, auquel appartient le paysage, fait partie des 6 secteurs d’activité les plus touchés en France par ce phénomène. En 2017, 91 %** des maladies professionnelles appartenaient aux troubles musculo-squelettiques.

La recherche en développement ne lésine pas pour trouver des innovations permettant de réduire ces troubles musculo-squelettiques en paysage. L’arrivée d’exosquelettes ferait son apparition dans les prochaines années pour soulager le corps de nos ouvriers paysagistes affectés par le port de tronçonneuses notamment, matériel pesant 7 kg en moyenne.

En attendant, quoi de mieux que de faire des échauffements quotidiens pour étirer les muscles et les articulations grâce aux conseils avisés de notre coach sportive professionnelle, Noémie Grandidier. Cette démarche s’inscrit dans la démarche RSE de J.Richard Paysage qui favorise le bien-être de ses salariés au travail.

Retrouver l’interview vidéo de Noémie sur notre chaîne Youtube : https://youtu.be/mjdEzKI00qE

 

Quels sont les muscles et les articulations les plus sollicités durant un chantier en paysage ?

Sur le chantier, tout le corps est sollicité. Le tronc est concerné avec le bas et le haut du dos mais également la cage thoracique qui va être un peu renfermée (le fait de travailler avec les bras toujours vers l’avant a pour action d’avancer les épaules et donc d’arrondir le haut du dos). C’est aussi le cas pour les membres inférieurs et supérieurs.

 

Quels échauffements préconises-tu avant le départ au chantier ?

Pour faire le lien avec la première question, ces échauffements visent à préparer tout le corps à l’effort physique. C’est ce que j’enseigne le lundi matin aux équipes J.Richard et Hegy Paysage.

Lors de ces échauffements, on réalise des torsions au niveau du dos, de nombreuses ouvertures de la cage thoracique.

On sollicite autant les épaules, les muscles des bras, des poignets que de l’échauffement au niveau des jambes grâce à quelques squats, par exemple.

Pour le bas du corps, on travaille également les articulations : genoux, chevilles et hanches.

Des échauffements et des étirements pour prévenir les troubles musculo-squelettiques en paysage

 

Est-il nécessaire de s’étirer après le chantier ?

C’est l’idéal de s’échauffer avant et de s’étirer après le chantier. Les étirements sont nécessaires quel que soit sa profession et la part d’activité physique présente dans son métier.

De manière générale, les étirements sont négligés par les individus. Un muscle fort est un muscle souple, il faut renforcer ses muscles mais également les solliciter dans l’autre sens (par l’étirement) afin qu’ils gardent leur longueur et donc que nous puissions garder toute notre amplitude de mouvement. La souplesse est indispensable pour rester en forme et conserver sa mobilité le plus longtemps possible.

Il est donc recommandé d’ajouter des étirements en fin de journée de chantier.

 

Le personnel de bureau est aussi concerné, quelles vont être les différences dans la prévention des risques et les mouvements à effectuer chaque jour ?

Les salariés sédentaires, ceux qui sont assis une grande partie de leur journée, sont aussi sujets aux troubles musculo-squelettiques. Les parties du corps à échauffer vont être cependant différentes.

On va beaucoup travailler au niveau du dos, pour activer ses muscles afin que l’on puisse se tenir droit le plus possible durant la journée. Les épaules et les poignets vont être aussi sollicités par la souris et le clavier toute la journée.

Une petite astuce pour les collaborateurs sédentaires : se lever dès que possible pour activer ses muscles puisque le corps n’est pas fait pour rester statique mais être continuellement en mouvement.

S'échauffer pour prévenir les troubles musculo-squelettiques en paysage

 

Quelles astuces pourrais-tu donner aux salariés du Groupe J.RICHARD pour anticiper les potentiels accidents du travail au quotidien ?

Je suggère à tous les salariés de pratiquer une activité physique et sportive, en dehors de leur temps de travail.

Il s’agit ainsi de faire du sport quel qu’il soit. Le renforcement musculaire et la musculation seraient davantage adaptés pour muscler l’intégralité du corps et donc faciliter les actions physiques durant le chantier. Mais faire n’importe quelle activité physique comme le tennis, le vélo ou la course à pieds contribuera également à diminuer les risques de développer des troubles musculo-squelettiques. L’activité physique permet de renforcer son corps pour supporter l’effort demandé par l’activité professionnelle.

 

En conclusion, une activité sportive régulière et des échauffements avant et des étirements après le travail sont les facteurs clés de succès pour prévenir les troubles musculosquelettiques au travail.

 

Découvrez cette interview en format vidéo ici : https://youtu.be/mjdEzKI00qE

 

 

*Bilan établi par l’Assurance Maladie en matière de santé et sécurité au travail http://www.altersecurite.org/risques-professionnels-chiffres-cles-2017-de-lassurance-maladie/

** L’Assurance maladie – Chiffres clés 2016/2017